A propos du Conseil Municipal du 21 Février 2024

Merci à Colomars Collectif Citoyen d’avoir posté sur sa page Facebook les informations sur le dernier conseil municipal du 21 Février 2024.

Deux points ont particulièrement retenu notre attention :

Point 5- Rapport d’activités 2022 de la Métropole NCA

Ce document est consultable en ligne.
Il fait état de toutes les actions menées par la Métropole réparties sur les différents axes de l’amélioration de la qualité de la vie au renforcement de l’attractivité économique du territoire, à la lutte contre les diverses pollutions (lumineuses, bruits, etc.).
A noter que Colomars est cité comme exemple de lutte contre la pollution lumineuse (page 51).
25 communes sont engagées dans cette lutte (pas Nice).
La question de l’impact environnemental de l’aéroport qui n’est semble-t-il jamais évoquée dans ce rapport est pourtant fort intéressante. Pourquoi cette absence ? On est en droit de se le demander…
De même, le rapport semble trouver tout à fait satisfaisante la récupération de 1100 hectares des terres agricoles sur l’ensemble de la Métropole. Est-ce une véritable récupération, qui va permettre de remettre en culture tous ces hectares ? Rappelons juste que dans un passé pas trop éloigné, la vallée du Var nourrissait Nice avec deux voire trois récoltes pas an… 

En Questions Diverses

La sécurité routière du Quartier le Golfan a été évoquée après que 2 des élus n’appartenant pas à la Majorité Municipale, aient interpellé le Président de la Métropole. Ils ont informé les habitants de cette zone de leur démarche. Suite à la réponse du Directeur délégué à la Voirie et aux Réseaux, qui indiquait que tout était conforme à la règlementation et la vitesse limitée à 50, nous avons appris que ces mêmes élus ont insisté car insatisfaits de sa réponse. Ils considèrent que la limitation à 50 sur cette zone n’est pas suffisante à cet endroit précis (n° 200 et plus) et demandent que la vitesse soit baissée à 30 comme plus bas aux Cappan.
D’autres zones sont problématiques aussi pour les piétons dans le Village comme la Route de Nice et autres et on peut craindre quelques désagréments supplémentaires (doux euphémisme) quand le matin se fera la sortie des habitations actuellement en construction Rue Etienne Curti.
Affaires à suivre

Années 50, Le travail des femmes

Pour bien se représenter quelle était la nature du travail des femmes dans les années 50, Il faut se replacer dans le contexte de l’après-guerre, où Colomars était fait de petits hameaux regroupant des familles, à vocation agricole. Les cultures étaient pour la plupart composées d’oliviers, de vignes, et de cultures maraichères soit pour les besoins personnels des familles soit pour être vendues. Aucune route n’était goudronnée, et les déplacements locaux se faisaient tous à pied, en charrette, certaines familles possédaient des vieilles camionnettes datant de l’avant-guerre. Comme toute la périphérie de Nice, notre commune contribuait à alimenter les Niçois(es).
La journée des femmes commençait par allumer le feu de la cuisinière et faire chauffer le café et les aliments. La cuisine était la pièce principale avec l’accès à l’eau : un seul robinet sur un évier, les toilettes se faisaient dans cette pièce. Les cuisines étaient équipées essentiellement de cuisinières à bois. Certaines familles possédaient un réchaud à gaz butane qu’elles utilisaient de façon économe.

Cuisinière "rustique" des années 50
Cuisinière des années 50

Les WC appelés «coumun» étaient souvent collectifs pour tout le regroupement d’habitations. Pour la lessive il y avait un lavoir et un «pairòu», ensemble en fonte composé en bas d’un foyer pour faire le feu et chauffer environ 50 litres d’eau pour faire bouillir la lessive.

un «pairòu»

Elles faisaient deux types de lessive, les lessives du petit linge au lavoir à raison d’une fois par semaine pour ne pas trop user le linge, et les grandes lessives mensuelles pour les draps et autres linges devant être bouillis. Le linge était savonné au savon de Marseille et battu sur le rebord du lavoir, rincé et étendu. Leurs mains étaient rouges et crevassées, elles les soignaient comme elles pouvaient en les frottant avec des zestes d’oranges ou de citrons.
Certaines femmes de Colomars s’étaient professionnalisées, elles faisaient la lessive pour les hôtels de Nice, dans des conditions de réalisation et de livraison extrêmement difficiles.
Les familles étaient parfois nombreuses, il fallait préparer les enfants pour aller à l’école, les faire déjeuner et voir s’ils n’avaient rien oublié. S’occuper des enfants était entièrement dévolu aux femmes
Puis c’était le moment de s’occuper du poulailler, des clapiers et autres animaux, plusieurs familles possédaient encore des cochons, des ânes ou des mulets, des vaches.
Les femmes avaient aussi la gestion et l’entretien du potager, plantation, semis, arrosage, désherbage, voire les semis sous châssis pour les plantations de production.
Elles préparaient le panier du casse-croûte du midi pour ceux qui travaillaient les terres les plus éloignées de la maison, et elles avaient la charge d’apporter sur place ces paniers.
Elles avaient une part très active aux travaux agricoles. Au fil des saisons ce sont elles qui effectuaient l’effeuillage et le désherbage des vignes, l’herbe et la nourriture pour les animaux et surtout, la récolte des olives par terre, à genoux. Souvent accompagnées de femmes de l’arrière-pays comme journalières, c’était un travail extrêmement pénible, dans le froid, sans gants (récolte de mi-octobre à décembre) On raconte que pour se donner du courage, elles répandaient par terre des figues sèches, qu’elles mangeaient au fil de leur progression.
Pour le travail des champs les plus anciennes portaient de longues robes souvent foncées. Elles avaient des culottes fendues «braiéta» à des fins de «commodités champêtres». Elles avaient toujours un genre d’écharpe dont elles se servaient pour porter sur la tête des fagots de bois ou des «fai» d’herbe pour les lapins. Elles faisaient parfois plusieurs kilomètres de leur campagne au domicile par des sentiers. Ce mode de portage leur permettait de tenir d’une main, l’équilibre du fagot, et de l’autre un panier ou un bâton pour s’aider à marcher.
Le travail domestique et la préparation des repas étaient rythmés par le cycle des saisons. Elles devaient respecter la règle patriarcale, que quand leur mari arrivait, fatigué des travaux des champs, le repas devait être prêt.
Venait ensuite la vaisselle à la main, les ustensiles de cuisson étaient souvent récurés au sable, ou des cendres avec de la saponaire. Puis la veillée avec raccommodage, tricotage, broderie, crochet…
Il y avait aussi après la messe, les repas du dimanche avec réception des familles, qui étaient l’occasion de manger de la viande, poulet, lapin, daube et raviolis. Elles mettaient toute leur application pour réussir ce moment familial, alors que les maris étaient à la chasse ou au bar.
C’était en fait les premières levées et les dernières couchées.
Les «chefs de famille» et surtout «les doyens» prenaient les grandes décisions : moment des opérations agricoles semis, tailles, labours etc…mais aussi pour les mariages, les ventes et achats de terrain ou autres grands investissements familiaux.
Même si c’était l’homme qui annonçait les décisions, certaines femmes n’étaient pas étrangères à la décision, et, dans le cas où une femme était la doyenne, c’est elle qui imposait les décisions.
Nos pensées vont vers ces femmes, nos mères ou nos grand-mères pour les traces qu’elles ont laissées dans nos familles. Nous leur sommes très reconnaissants pour tout ce qu’elles ont fait, car nous n’avons aucun mal à imaginer ce qu’elles ont enduré.
Merci Mesdames.

Pour les personnes qui souhaitent témoigner de cette époque, et nous dire comment cela se passait dans leurs familles : «contact@-colomars.eu»

A propos du 8 Mars : Journée internationale des droits des femmes

Objectifs : dénoncer les inégalités, les discriminations, les violences envers les femmes.

L’ONU a officialisé en 1977 la Journée internationale des femmes.
Chaque année l’ONU retient un thème pour remédier à ces faits :
2024 : «Investir en faveur des femmes : Accélérer le rythme» (cf site ONU)

La France, avec Yvette Roudy, ministre déléguée aux droits des femmes a institué cette journée en 1982.

Petite histoire du choix de cette date :

Lors de la 2ème Conférence internationale des femmes socialistes, en Août 1910, Clara Zetkin (militante allemande) propose, de célébrer chaque année une journée internationale des femmes.
Suivant en cela l’initiative des femmes socialistes américaines d’organiser chaque année une journée nationale pour l’égalité des droits civiques.
Clara Zetkin voulait une prise en compte des revendications des femmes dans le mouvement socialiste, qui n’étaient pas la préoccupation des dirigeants socialistes… De plus elle voulait lier féminisme et socialisme pour se démarquer des mouvements féministes issus de milieux bourgeois.
La première journée eut lieu le 19 mars 1911 en Autriche, Allemagne, Danemark et Suisse…

Par la suite c’est en Russie que cette journée des femmes a connu son succès :
Le 8 mars 1917, des femmes manifestent pour la fin de la guerre et le retour de leur mari dans les rues de Petrograd (Saint-Petersbourg). Slogan : «la Paix et du Pain».
Début de la Révolution….
Lénine institue la journée des femmes le 8 mars pour commémorer cet événement.
Dans tous les pays socialistes, cette fête est célébrée chaque année à cette date et finit par s’apparenter à une fête des mères…
Les partis communistes dans les autres pays mobilisent les femmes à cette occasion.

Et naissance d’une légende….

Jusqu’aux années 50, aucune allusion n’est faite sur une quelconque manifestation ou révolte de femmes à New York !
C’est en 1955, dans le journal l’Humanité que naît l’événement de la «manifestation du 8 mars 1857»…
Des ouvrières de l’habillement se sont révoltées contre leurs conditions de travail et sont descendues dans les rues de New York. La police chargea la manifestation…
Année après année, s’ajoutaient des détails dans la presse communiste et syndicaliste.

Pure invention démontrée par des recherches d’historiennes dans les années 70.

Pourquoi avoir créer ce mythe autour d’une juste lutte des femmes qui réclame l’égalité ?
Plusieurs hypothèses ont été formulées et ce serait trop long à développer ici au vu des contextes historiques.

Pour aller plus loin : n’hésitez pas à consulter le site de Françoise Picq, historienne et professeure d’université.

Tri et compostage des biodéchets

Depuis le 1er janvier 2024, les collectivités territoriales sont tenues de mettre en place un tri à la source des biodéchets pour les particuliers, dans le cadre du service public de gestion des déchets. Cela fait suite à la directive cadre européenne sur les déchets et à la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (loi AGEC).

Qu’est-ce qu’un biodéchet ?
L’article L.541-1-1 du code de l’environnement définit les biodéchets comme : «les déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires

La Métropole Nice Côte d’Azur propose des composteurs individuels et collectifs payants. Si cet achat n’est pas possible pour le citoyen ou la copropriété, les collectivités locales sont tenues de mettre en place cette obligation et de proposer à leurs habitants une ou plusieurs solutions (compostage de proximité et/ou collecte séparée).
Habitat collectif : pas d’obligation d’installer des bacs de compostage ; toutefois, cela est possible après accord du conseil syndical ou utiliser un lombricomposteur (environ 80 euros) qui est très efficace.
Habitat individuel : vous pouvez composter vos biodéchets comme beaucoup d’habitants le font déjà sur la commune.
Dans les deux cas, les habitants peuvent obtenir des bio-seaux auprès des services compétents de la Mairie.
En ce qui concerne la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, elle ne va pas diminuer, car ces biodéchets doivent être traités de manière spécifique. En effet, ces biodéchets alimentaires ne peuvent pas être traités par les centres de tri et ne peuvent être mélangés avec d’autres déchets (fort impact environnemental).

Avantages :
– Réduire le stockage et la combustion des déchets (bilan carbone)
– Production de biogaz
– Amélioration de la qualité des sols.

Chaque geste qu’il soit individuel et/ou collectif est important pour préserver notre santé, celle de nos enfants ainsi que celle de nos petits-enfants.
Faites-nous partager vos pratiques car toutes vos expériences ne pourront que nous enrichir sur : contact@ad-colomars.eu

Sources :
«Le guide pour composter» sur le site de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Journal Nice Matin du 20 février 2024
Numéro spécial Que choisir mars 2024
Journal «Quatre saisons» mars 2024

Nos oliviers

Ces arbres magnifiques, au feuillage scintillant, font partie intégrante de notre environnement. Si l’espèce locale est le «cailletier», il existe d’autres variétés, vers l’Italie la «taggiasca» et en traversant le Var, la «grossane», la «picholine», la «lucques» dont l’origine vient de Lucca en Italie et d’autres variétés locales provençales.
Pour avoir l’appellation AOC «Olives et Huile de Nice» seuls les fruits du cailletier sont retenus.
Dans nos jardins certains de ces arbres sont plusieurs fois centenaires. Depuis les années 70 on observe une renaissance de l’intérêt pour les oliviers ainsi que des plantations importantes de jeunes arbres par des oléiculteurs locaux. Certains, par la remise en état d’oliveraies anciennes, d’autres par des nouveaux propriétaires qui ont voulu valoriser cet arbre soit de façon décorative soit pour produire olives et huile pour leur propre consommation.
Il n’est pas toujours facile de trouver des cailletiers chez un pépiniériste local.
La création d’un plan peut se faire par : bouturage, greffe ou recépage. Ces pratiques sont assez techniques et complexes, elles feront l’objet d’un autre article.
L’olivier est un arbre solide et résistant au vent, par sa souche, qui peut peser des centaines de kilos selon l’âge.

Souche d'un olivier multicentenaire

Les arbres anciens n’ont pas besoin de beaucoup d’eau et d’engrais organique ou fumier. Ces apports se font sous le feuillage à bonne distance du tronc pour éviter la souche.
Il est vrai qu’un faible arrosage l’été permet plus de productivité et des fruits plus gros.
La taille d’un cailletier est indispensable, pour sa régénération, son accessibilité et sa présentation. Ne pas laisser le lierre l’envahir par le tronc et les branches.
Le principe est «c’est celui qui récolte qui taille». Il doit pouvoir entrer dans l’arbre avec une échelle, de n’avoir aucune branche qui croise à l’intérieur de façon à pouvoir gauler. Pour les vieux arbres hauts, prévoir 3 points d’appuis pour avoir les mains libres. Pour tailler et ramasser il est préférable de s’attacher. On doit contenir l’arbre en hauteur et en largeur en coupant les pousses trop montantes ou débordantes mais en laissant les «pendouliers»*.
Si l’arbre doit être vide de l’intérieur, il faut éviter de dégarnir le dessus des branches charpentières car en cas de neige elles risquent d’être gelées, certains arbres en ont encore les traces. Si la production se fait sur les pendouliers, les olives les plus belles et nombreuses se trouvent sur les rameaux montants des cimes, du fait du sens de la montée de sève. C’est de l’intérieur qu’on supprime les rameaux de 3 ans et toutes les branches sèches, ce sont celles qui sont en dessous du port de branche.
Pour les branches attaquées par le chancre **(qui n’a pas de conséquence sur la productivité) il est préférable de désinfecter les outils à l’alcool.
Juste après la récolte (en Janvier ou Février), il faut pratiquer la taille de fructification.

Taille de fructification

Les apports de fumier ou d’engrais doivent se faire en Février ou Mars.
Il vaut mieux attendre un peu pour les tailles sévères de régénération, car malgré le réchauffement, s’il survenait du froid persistant et une chute de neige les arbres seraient affaiblis.

Taille de régénération

Certains vieux arbres portent encore les traces des gels de 1956 et de 1985/86. D’autres sont troués au cœur et portent des traces de feu car ils ont eu une combustion lente du fait de l’écobuage que faisaient nos anciens pour les nourrir. Le feu partait par les trous des souches.
Les tailles de décoration en arrondi sont plus sévères au niveau de l’aération de l’arbre, certains utilisent le taille-haie en finition.
La taille dite «en nuages» consiste à tailler en arrondis plus ou moins grands les rameaux en bout des branches charpentières. Il est préférable pour les amateurs, de réserver ce type de taille aux oliviers sauvages qui ont des petites feuilles et qui font des olives minuscules.

Taille en nuages

Les petits oliviers sauvages issus de noyaux sont facilement transformables en pot, par les techniques du bonzaï.
Bons «câlins» à nos amis les oliviers, espérons un peu de froid contre les maladies, du vent durant la floraison et de la pluie fin juin.
On fera le point ensemble en juillet.

Définitions :

*Pendouliers : branches retombantes très souples et très productives.
** Chancre : excroissance boursoufflée de couleur noire.

Chancre

Allons au Verger…

La période est importante avec les soins hivernaux à apporter aux arbres fruitiers.
On veillera à la bonne installation des arbres plantés en novembre dernier On n’oubliera pas l’arrosage régulier tous les 15 jours, le tuteurage ferme en cas de vent et la protection des animaux.
On évite la taille des arbres fruitiers pendant les périodes de gel et en commençant par les arbres à pépins puis ceux à noyaux.
La montée de sève a déjà débuté sur le littoral avec l’apparition des premières fleurs sur les amandiers ce qui nécessite un examen régulier du stade de bourgeonnement de son verger.
Sans rentrer dans les détails propres à chaque variété d’arbre qu’on retrouvera sur les sites spécialisés, on retiendra les principes généraux : éliminer les bois morts, supprimer les branches poussant au pied et sur le tronc de l’arbre, maintenir un port équilibré de 3 ou 4 branches charpentières de l’arbre, privilégier les branches secondaires et ramilles du pourtour de l’arbre exposées au soleil par rapport à celles de l’intérieur.
La taille a pour but de faciliter la mise à fruit, le développement équilibré du houppier et de la couronne de l’arbre. Naturellement, les végétaux s’organisent pour bénéficier d’un maximum d’ensoleillement.
A propos des traitements, on préconise uniquement celui d’hiver avec modération par la «bouillie bordelaise», en une fois, et reconnue compatible agriculture biologique (en particulier pour les pêchers sensibles à la maladie de la cloque*).
Si le verger est maintenu propre avec une biodiversité du sol et des haies, les insectes, les champignons, les maladies cryptogamiques* ne devraient pas altérer la production de fruits BIO et éviter la pulvérisation multiple de pesticides.
Le choix des variétés précoces ou tardives doit se faire en fonction de son territoire.

Les déchets végétaux, en particulier ceux résultant de la taille des arbres fruitiers ou oliviers, peuvent être recyclés.
Les pratiques du brûlage et de l’écobuage se raréfient suite à l’arrêté préfectoral du 10/06/2014 et le développement des déchetteries.
Par contre, si vous le pouvez, broyez les rameaux issus des tailles de vos arbres avec un broyeur thermique ou électrique. Ce broyat servira à pailler les arbres ou les parterres de fleurs, les haies etc… Une fois incorporé dans le sol, il le régénère par le débris des feuilles (Azote) et le bois broyé (Carbone), comme cela se passe en forêt. Il peut enrichir le compost en lien avec la nouvelle loi sur le compostage des déchets organiques ménagers
Pour Février, on a fini mais attention le printemps arrive à grand pas et ça sera une autre histoire.
*Cryptogamique : «qui relève d’un champignon» comme la «maladie de la cloque.

Allons au Potager…

«Gelée de février, richesse au grenier » ou «Février trop doux, printemps en courroux».

Avec le changement de climat, les paysans pro et amateurs ne sont plus sûrs de rien.
En attendant le travail de la Nature sur la vie végétale, en ces mois de Février et Mars, les potagers, les vergers méritent toute notre attention et notre effort.
On continue à récolter les légumes d’Automne qui ont profité d’un temps doux avec des pluies espacées et généreuses.
Les différentes variétés de choux verts sont maintenant en phase terminale de récolte et les choux fleurs de 90 jours de mise en terre ont laissé la place à ceux des 135 jours en attendant les 170.

Actuellement les sangliers et les chevreuils semblent se rapprocher des habitations.
Les chevreuils apprécient particulièrement les feuilles et cœurs de choux, les salades, les blettes et la mâche…
Pour s’en protéger il existe un moyen simple, qui consiste à entourer nos plantations de morceaux de tissus de couleurs vives ou à les protéger avec une clôture électrique à deux niveaux : une basse pour les sangliers et une plus haute pour les chevreuils.
Paradoxalement, des légumes comme le fenouil, les artichauts semblent être épargnés par nos charmants ruminants, qu’on se le dise cela nous en facilite leur culture.
Rien de particulier pour les cultures intermédiaires comme la luzerne, la vesce pour agir en «engrais verts» sur les terres laissées en jachère ; en y apportant l’Azote et autres nutriments naturels, elles donnent un aspect verdoyant au jardin en attendant leur enfouissement avant les plantations de mai.
Avec la nouvelle loi sur le compostage des déchets organiques ménagers, à partir de janvier 2024, les municipalités doivent proposer des moyens individuels ou collectifs pour éviter de les mettre en décharge et pour les recycler en compost.
Ces déchets une fois compostés, constituent un véritable bienfait pour l’environnement en évitant l’incinération avec l’émission de particules polluantes et en procurant un apport d’humus, d’azote et autres oligo- nutriments pour nos terres en rééquilibrant leur Ph plutôt argilo-calcaire.

Si on revenait sur un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre cet automne.Taxes foncières : quelques pistes de réflexion…

Evolution des taux de 2019 à 2023
(source : verso des documents «taxe foncière»)

Commune : Colomars
Syndicat de communes : SIVOM Val de Banquière
Intercommunalité : Métropole Nice
Taxes spéciales : taxe spéciale d’équipement destinée à financer un établissement public foncier local ou d’Etat.
Taxe ordures ménagères : taxe d’enlèvement des …

Remarques :
– La taxe départementale disparaît en 2021 car elle est reportée sur le taux communal.

– La taxe de la Métropole existe depuis 2018 : 1ère augmentation importante de la taxe foncière.

– La taxe d’enlèvement des ordures ménagères jusqu’en 2017 culminait à environ 11%, puis elle diminue pour mieux remonter en 2023 : +23% entre 2022 et 2023. Pourquoi ?
Quels sont les volumes, quels sont les investissements ? Quels sont les coûts réels ?
Sur le site de la Métropole, le dernier rapport annuel sur la gestion de déchets date de 2020, publié en 2021 (consultation 7/2/2024).
Donc pour l’instant aucune justification de l’augmentation de 23% de la TEOM.
Recyclage des déchets : investissement sur des puces électroniques pour «optimiser» les collectes : au vu du scandale des déchets envoyés en Espagne….
Certes le traçage de certains déchets peut être effectué mais quid du recyclage ?
La loi de 2020 sur le compostage des déchets ménagers, qui doit s’appliquer actuellement (1er janvier 2024) induira-t-elle une baisse de la taxe : baisse des volumes ?

– Taxe / syndicat des communes :
Mme le maire se fait fort de souligner que les taux communaux n’augmentent pas mais ce n’est pas le cas pour le SIVOM !!!
SIVOM Val de Banquière : Augmentation de 136% entre 2019 et 2023 !!
Entre 2022 et 2023 : presque 33% d’augmentation : quelle inflation !!
Le budget du SIVOM augmente de 17,3% pour 2023 (source : SIVOM). Sur quelles bases se font les répartitions des augmentations entre les communes ?
Comment est-elle justifiée ? Mystère…
La mutualisation des dépenses en théorie doit faire baisser les coûts des services.
C’est une explosion pour le contribuable !
Dernière remarque sur cette taxe : celle-ci est différente selon les villages adhérents au SIVOM. Pourquoi et sur quels critères ?

Pour conclure :
Le cumul des taxes SIVOM et TEOM en 2023, augmente de 16,4% l’ensemble de la taxe foncière.
Le gouvernement reconnaît 7,1% d’inflation qui s’applique sur le calcul de la base (relatif aux locaux d’habitation).
L’augmentation de la taxe foncière est-elle une «incidence» due à la suppression de la taxe d’habitation ?
Alors se pose la question : Quid de l’égalité des citoyens devant l’impôt ?
Beaucoup d’interrogations qui nous obligent creuser ces problèmes…
Nous attendons vos réactions et vos informations sur ces questions sur contact@ad-colomars.eu !

A propos des panneaux lumineux d’informations municipales

Les habitants viennent de découvrir sur les panneaux d’information lumineux de la Mairie qu’un «Marché aux truffes avec dégustation de vin de Bellet va se dérouler à l’auberge du Rédier» le 18 Février prochain.

Ce n’est pas nouveau, déjà l’an passé cette manifestation publique a eu lieu au même endroit et différents buffets organisés par la commune, ont été servis par le même prestataire de service lors d’autres événements publics.
Pour certains moments festifs, il fut un temps où les différents restaurants de la commune étaient sollicités à tour de rôle (L’Escapade et l’Oliveraie).
Jusqu’en 2022, le Marché aux Truffes était une manifestation publique organisée par la Municipalité et se déroulait au Fort Casal.
Si cet événement, par son lieu devient privé, pourquoi mettre l’information sur les panneaux d’informations municipaux ?
D’autre part, nous constatons que cet événement est également publié sur le site de la mairie de Colomars, au même titre qu’un événement organisé par la mairie ou la métropole.
Ne serait-il pas opportun de séparer ce qui relève des activités publiques et associatives de la Mairie avec des informations sur des évènements dans des lieux privés ? Cela éviterait toute éventuelle suspicion de favoritisme.
Qu’en pensez-vous ?
N’hésitez pas à réagir : contact@ad-colomars.eu

Au sujet du conseil municipal du 6 décembre 2023 nous lisons entre autres :

– Construction d’une place en cœur de Village avec 11 places de stationnement demande de subvention.
Il semblerait que plusieurs hypothèses aient été évoquées, celle retenue est une place publique végétalisée «agrémentée» de 11 places de stationnement. Pour un montant estimé à 650 000€ HT.
Déjà c’est «courageux» d’écrire que 11 places de stationnement vont agrémenter une place végétalisée on pourrait imaginer que c’est le contraire, que c’est la place végétalisée qui va agrémenter le stationnement mais sans doute qu’il s’agit là d’une erreur de formulation, en tous cas on peut l’espérer. Par contre le coût de 650 000€ HT semble très important pour une parcelle de 800 m2…(Parce que TTC ça fera dans les 800 000€ ce qui fait 1000€ le m2…)
– Reconstruction du Buffet de la Gare
Là aussi un projet à 650 000€ HT sur un terrain qui n’appartient pas à la commune mais à la région !
Aucune similitude entre les deux projets et on arrive au même prix c’est un peu curieux ? Sûrement le fruit du hasard… Ce projet semble essentiel au quartier la Manda malgré les problèmes administratifs… à suivre
– Adhésion au conservatoire départemental et création d’un conservatoire à Colomars
Très bonne idée pour les quelques écoliers Colomarsois, mais peu d’enfants concernés tout de même pour le moment. Quelle sera la réponse si la demande augmente de façon importante ? A suivre aussi
– Équipement des bâtiments communaux en panneaux solaires
– Demande de subvention de 270 000€
Partenariat de la commune avec Green Energie société d’économie mixte créée par les A M pour promouvoir le développement du Photovoltaïque. La commune pense pouvoir fournir 91% de ses besoins en autoconsommation collective. Le surplus, s’il y en a, pourra alimenter le Fort Casal qui lui est très énergivore.
Bonne idée pour les économies d’énergie sur les bâtiments communaux (école et Mairie) à suivre.
D’autres sujets ont été abordés, ceux-là ont retenu particulièrement notre attention.